• Interview Mme Khourdifi

        article de toute la classe

     Le jeudi 18 juin, nous avons rencontré Mme Khourdifi, une professeure de français du collège mais qui est aussi écrivain. Elle est l'auteure du roman policier "BD d'enfer" que nous avons lu en classe et étudié. Nous lui avons posé des questions sur le livre et sur son métier d'écrivain.

     Interview Mme KhourdifiViviane Khourdifi: "Je suis contente que vous ayez lu mon livre, c'est la première fois que je rencontre une classe qui à lu mes livres. D'habitude quand une classe m'invite je ne peux pas y aller car je travaille. Mais comme je travaille dans ce collège, c'est pratique pour moi de venir vous voir. Et ça m'a fait vraiment plaisir que vous lisiez mon roman et qu'il vous plaise.

    Si vous avez des questions, allons-y.

    Selin: Pourquoi avez-vous eu envie d'écrire un roman policier ?

    VK: J'aime bien les romans policiers, j'en ai lu beaucoup. Je n'avais jamais eu le courage d'en écrire un avant celui-là parce qu'il faut que ce soit très structuré.

    Selin: Vous êtes-vous inspirée d'adolescents réels ? Et M. Munch ?

    VK: Oui, je me suis inspirée de M. Munch, et aussi d'un ado qui existe réellement. Il était dans ma classe au collège et il dessinait des bande-dessinées. Je me suis intéressée à ce qu'il faisait, mais je ne l'ai pas mis en retenue, comme au début du livre !

    Nicolas: il s’appelait aussi Athanaël?

     V K: Non, il ne s’appelait pas Athanaël. Si je m'inspire d'un personnage  réel  pour le roman, il ne sera pas comme dans la vraie vie.      Par exemple, je peux m'inspirer d'une personne qui dessine beaucoup, très gentille, qui sourit tout le temps et qui adore qu'on regarde ses dessins. Et bien dans le roman, il va aussi beaucoup dessiner, mais  il sera agressif, ne sourira pas et détestera quand les autres regarderont ses dessins.

    Selin : Pourquoi les personnages portent-ils ce nom  ?Interview Mme Khourdifi

    VK : Athanaël, c'est à cause de Satan, pour faire « Satanaël ».

    Selin : Pourquoi avez vous donné le prénom Pem et Juline ?

    VK : Alors Juline, c'est une élève que j'avais en classe et je trouvais ce prénom très joli. Je voulais écrire quelque chose avec ça. Pembegull, c’est un prénom turc. Mon fils était en classe avec une fille qui s’appelait Pembegull, je me disais que c’était sympa, aussi parce que le prénom Pembegull permet d'être réduit à « Pem ». C'est étonnant pour nous les français qui avons l'habitude de prénom français et classique. En plus, j’ai voulu que parmi les deux filles, l'une soit d’origine étrangère. Dans nos collèges, il y a souvent des enfants d’origine étrangère et tout le monde vit ensemble.

     Laura: Êtes-vous parfois tombée en panne d'inspiration ?

     V K: C'est une bonne question parce que, quand on écrit, ça ne va pas toujours comme on veut. J'ai toujours plein d'histoires qui attendent. Mais ce qui peut m'arriver, c'est d'être à un moment de l'histoire où je ne sais plus comment faire, comment continuer. J'écris et je regarde si je suis bien dans mon histoire. Ce qui m'arrive parfois, c'est que je commence à écrire mais que je sois à côté de la plaque, je me dis "Non, là ça ne va plus!". Alors, j'arrête, je laisse tomber ou je reprends plus tard. Quand on écrit, on n'a pas toujours la bonne inspiration au bon moment. Mais ce dont je manque le plus, c'est de temps, pas d'idées.

    Nicolas: Comment est-ce qu'on écrit au départ, à la main ou à l'ordinateur ?

    VK: J'écris directement à l'ordinateur mais je n'écris pas à la main. Je prends souvent des notes sur un petit carnet que je mets dans mon sac.

    Nicolas: Combien de temps se passe entre la première idée et la fin du livre.

    VK: Au moment où j'écris jusqu'à la fin du livre, en général ça peut prendre un an. Après, il peut y avoir des idées qui viennent pendant des années dans ma tête ou dans mon petit carnet, et puis ça mûrit. Quand l'idée a mûri, cela devient facile. Et après l'écriture va assez vite, ça prend trois ou quatre mois. Pour écrire sur une histoire vraie, je dois faire des recherches documentaires et ça me prend plus de temps, ça peut prendre un an. Pour "Bd d'enfer" je n'ai pas eu besoin de faire des recherches documentaires.

    Nicolas: Est-ce que ça vous dirait de faire un livre sur la classe Ulis? Comme ça, si il y a des gens qui le lisent, ils comprendront qu'on est des personnes comme eux.

    VK: C'est une idée géniale!

     Interview Mme Khourdifi

      Merci Mme Khourdifi d'être venue nous voir en classe, de nous avoir parler de votre travail et de "Bd d'enfer".

     

     

     


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